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L'association regroupe les retraité(e)s et bénéficiaires de Rio Tinto Alcan participant au Régime de pension RAPRTA.

L’Association des retraité(e)s syndiqué(e)s Rio Tinto Alcan, (ARSRTA) représente tous les retraité(e)s syndiqué(e)s, Unifor, Métallos, CSN, SCFP, Guilde de la marine marchande du Canada ainsi que les bénéficiaires du régime agréé de pension Rio Tinto Alcan  (RAPRTA)

RESPECT DU BAIL DE LA PÉRIBONKA

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-- COMMUNIQUÉ – 

Une résolution emballante pour 2026

Posons un geste de respect de nous-mêmes et d'indépendance

Saguenay, le 15 janvier 2026. En ce début d’année 2026, le Mouvement Onésime-Tremblay avec l’appui d’associations, des partis politiques Québec solidaire et Climat Québec, ainsi que des personnalités publiques, tel M. Robert Bouchard, ancien député fédéral de Chicoutimi—Le Fjord, invite la population du Saguenay—Lac-Saint-Jean à mettre de la pression sur son élite politique pour qu'elle favorise un grand geste d’indépendance économique et politique en exigeant du gouvernement Legault la fin du bail de location des forces hydrauliques de la Péribonka et qu’il applique la clause qui permet de prendre possession des barrages et de leurs installations.

Le 31 décembre 2025 était le dernier jour de l’échéance sans cesse retardée, pour que Rio Tinto, anciennement Alcan, complète l’engagement pris lors du renouvellement du bail de la Péribonka en 1984, à savoir la construction de trois usines de classe mondiale (400 000 tonnes métriques). En 1984, l’échéance pour construire ces trois usines était de 25 ans.  En 2006, on a repoussé cette échéance au 31 décembre 2015, puis au 31 décembre 2020, pour finalement en ajouter une troisième fixée au 31 décembre 2025. À l’heure actuelle, deux usines (Laterrière et Alma) ont été construites et on en est à la deuxième phase de construction de l’usine d’Arvida permettant d’atteindre 200 000 tonnes métriques, soit la moitié de l’objectif. Nous en sommes donc là. La deuxième moitié de l’usine n’est pas seulement absente des plans, elle semble de toute évidence abandonnée, si l’on se fie à l’entrevue donnée à La Presse+ par Jérôme Pécresse à la fin du mois d’octobre.

Il est primordial de le rappeler, les emplois liés à Rio Tinto anciennement Alcan ont diminué drastiquement, passant de 12 000 au début des années 80 et seront à environ 3 000 à la suite de la fermeture des cuves précuites en 2026. Le privilège d'être dispensé de nationalisation et de posséder ses barrages pour Alcan en retour de l’emploi, tel était le pacte social au début des années 60. Manifestement, ce pacte n'est plus respecté. Avec le bail de Péribonka, nul besoin de nationalisation, puisqu'on parle de location liée à des conditions. De toute évidence, ces conditions ne sont pas respectées et, selon le livre publié en 2025 par d’anciens cadres (L’exploitation de notre eau par Rio Tinto), la puissance publique est en droit d'agir. Dans ce livre, les auteurs sont très clairs : « Les trois délais ont été accordés par décret alors que le bail de Péribonka est une loi. En termes juridiques, une loi a préséance sur un décret. Les engagements pris par Rio Tinto en 2006 sont toujours valides. La dernière échéance pour réaliser cet engagement aurait dû être le 31 décembre 2025.  Ce non-respect doit avoir pour conséquence de libérer le gouvernement de ses engagements dans l’entente de 2006, comme il est précisé dans le renouvellement du bail de Péribonka. »

Le 1er janvier 2026, le Mouvement Onésime-Tremblay a interpellé la ministre de l’Énergie, Mme Christine Fréchette, afin que le gouvernement du Québec signifie à Rio Tinto que l’entente supplémentaire de 25 ans est annulée et qu’il entend, en 2033, reprendre possession des trois barrages de la Péribonka (Chute-du-Diable, Chute-à-la-Savane et Chute-des-Passes), ainsi que les installations les accompagnant.

Pour Denis Trottier, porte-parole, « Ne rien faire signifierait, qu’on accepte l’inacceptable, soit de prolonger indument une entente avec une compagnie qui a refusé de respecter ses engagements, malgré les nombreux délais de plus de 20 ans, dont elle a bénéficié. »

Nous invitons donc la population et les élites politiques de la région à mettre de la pression pour que le gouvernement du Québec pose ce geste d’indépendance et de respect de ses engagements en prenant possession des trois barrages sur la rivière Péribonka, en conformité avec le bail du même nom.

 

Mouvement Onésime-Tremblay

Denis Trottier, porte-parole.

 

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